La distinction entre les REER et CELI, qui sont deux régimes enregistrés d’épargne, est un sujet à la fois simple et complex. Beaucoup de facteurs entre en ligne de compte quand il est temps de choisir quel médium est préférable dans chaque situation.
De notre côté, nous en avons encore à apprendre concernant les stratégies favorables pour des personnes qui comptent sortir du marché du travail à un jeune âge. La construction de notre portfolio pour atteindre notre indépendance financière, aura un impact à long terme sur la stratégie que nous utiliserons pour le retrait de nos fonds afin de financer notre coût de vie pour le restant de nos jours.
C’est pourquoi cet article se veut être une introduction plutôt simple concernant ces deux types d’investissements. J’offrirai une comparaison de la fonctionnalité de chacun en identifiant quelques avantages et désavantages afin de guider le choix de priorisation d’un versus l’autre, puis je détaillerai notre approche.

Comparaison REER et CELI
Notre approche REER VS CELI:
Nous avons tout d’abord fait bonne utilisation de nos REER au début de nos carrières dans le but d’acheter notre première habitation grâce au Régime d’accession à la propriété (RAP).
En effet, un aspect intéressant des REER est la possibilité d’utiliser les fonds afin de procéder à l’achat de sa première habitation au travers du RAP. Les fonds retirés au moment de l’achat ne sont pas inclus dans votre revenu imposable et devront ensuite être repayés chaque année sur une période maximale de 15 ans à partir de la deuxième année suivant le retrait des fonds. Donc vous devrez prévoir remettre dans vos REER le 1/15 de ce que vous avez utilisé dans le cadre du RAP à chaque année.
Ensuite, nous avons priorisé nos CELI puisque nous savions que dans les prochaines années notre intention était de rembourser notre hypothèque à partir des fonds que nous avons investis. En utilisant les CELI, lorsque nous avons sorti les fonds, ceux-ci n’ont pas été ajoutés à notre revenu imposable et l’espace de contribution n’est pas perdue. Conséquemment, nous avons ainsi fait croître l’espace de contribution dans nos CELI grâce au gain généré sur les fonds initialement investis.
De plus, une deuxième considération était que nos salaires allaient augmenter grâce à des augmentations prévues donc l’espace que nous n’avons pas utilisée dans nos REER servira à éventuellement réduire notre taux d’imposition.
Maintenant que notre hypothèque est payée, notre stratégie n’est pas tout à fait définie pour les prochaines années en ce qui a trait de prioriser le choix d’investir dans nos REER ou dans nos CELI, du moins d’ici à ce que nous pourrons maximiser nos contributions dans ces deux types de régimes, mais pour l’instant ce n’est pas le cas.
Certaines considérations que nous devons évaluer dans notre situation:
- Nous avons un régime de pension enregistré offert par notre employeur. Le plan est de sortir le montant auquel nous aurons droit au moment où nous quitterons nos emplois. Ce montant devra être en partie transféré dans un Régime de retraite immobilisé mais dont une grande partie devra nous être versée directement et sera donc assujettie aux impôts. Il pourrait donc être intéressant d’avoir beaucoup d’espace dans nos REER pour pouvoir mettre une grande partie de ce montant à l’abris des impôts.
- Toutefois, compte tenant que nos salaires augmentent avec différentes promotions prévues dans les prochaines années de travail, notre taux d’imposition risque d’augmenter. Avec un revenu imposable étant élevé cela aura des conséquences négatives sur certains avantages fiscaux comme par exemple un montant plus bas pour l’Allocation canadienne pour enfant, une contribution additionnelle pour garderie subventionné qui est plus élevé, etc. Ce qui fait en sorte que contribuer plus à nos REER pendant nos années de travail peut être plus avantageux que de conserver cet espace pour y mettre une portion du montant de notre pension qui ne pourra pas être à l’abris des impôts.
Voilà pourquoi en début de chaque année, nous ferons nos impôt le plus tôt possible pour pouvoir prendre le temps d’évaluer quel montant il sera plus avantageux d’investir dans nos REER avant la date limite du 1 mars. Nous devons devenir des experts à identifier et connaître les différents paliers d’imposition ainsi que paliers faisant en sorte que certains paiements ou bénéfices fiscaux sont affectés, d’où l’importance de savoir comment faire ses impôts soi-même.
Il faudra donc prévoir avoir de la liquidité en début d’année pour pouvoir contribuer jusqu’à notre maximum déductible dans nos REER. Une stratégie intéressante est, tant qu’il nous reste de l’espace dans nos CELI, nous pouvons y contribuer en début d’année le montant que nous comptons mettre dans nos REER l’année suivante afin de faire croître l’espace CELI grâce aux gains générés. En fin d’année, soit idéalement en décembre, nous pouvons ainsi ressortir le montant pour pouvoir l’avoir sous la main afin de l’investir dans les REER avant le 1er mars. De cette manière, on libère également cet espace de contribution dans les CELI pour l’année suivante et on peut donc répéter la stratégie.
Conclusion:
En conclusion, l’ordre de priorisation des CELI versus REER va changer compte tenant de la situation de chaque personne. Beaucoup de facteurs entre en compte, que se soit l’âge de la personne au moment de la retraite, les circonstances permettant d’accéder à certains avantages fiscaux, les niveaux de salaires ou encore les types d’investissements et les taux d’imposition du rendement de ces investissements, se sont tous des aspects important à considérer lorsqu’on évalue le choix entre ces deux régimes d’épargne enregistrés. Dans le futur j’aimerais bien analyser quelques scénarios fictifs afin de tenter de déterminer l’impact des différentes circonstances sur l’avantage d’investir dans un REER ou dans un CELI.